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 l’affaire Shannon Matthews

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MessageSujet: l’affaire Shannon Matthews   Ven 9 Mai 2008 - 2:33

Quand la petite Shannon a disparu, tout le pays, traumatisé par l’affaire Maddie, s’est mobilisé pour la retrouver. Mais les recherches ont mis un incroyable scénario au grand jour. Récit. Par Christian Roudaut.

Ces dernières semaines, la Grande-Bretagne retenait son souffle : et si l’affaire Shannon était une nouvelle affaire Maddie ? Trois semaines durant, Karen Matthews a été, pour les Britanniques, une mère éplorée, suppliant devant les caméras qu’on lui rende sa petite fille. Et quand, vingt-quatre jours après sa disparition, la fillette de 9 ans a finalement été retrouvée saine et sauve, c’est tout le pays qui s’est réjoui de cet heureux dénouement. C’est dire si la Grande-Bretagne est tombée de haut en découvrant les premières photos de Karen Matthews déférée devant une cour de justice, menottée et solidement encadrée par des policiers. Du jour au lendemain, cette femme qui avait suscité tant de compassion devenait une mère indigne qu’un tabloïd anglais n’hésitait pas à qualifier d’« ennemi public n° 1 ». Un passage brutal du statut de mère victime à celui de mère suspecte, comme dans l’affaire Maddie. Sauf que le parallèle entre ces deux disparitions mystérieuses s’arrête là. A bien des égards, l’affaire Shannon Matthews est même l’antithèse de l’affaire Madeleine McCann. Le contexte social et familial, le traitement médiatique, le dénouement : tout distingue cette histoire – qui, de rebondissements en découvertes, n’en finit pas de passionner les foules – de la précédente.


L'affaire Matthews

L’affaire Matthews commence donc par l’appel désespéré d’une mère à la police, le 19 février. Shannon, écolière timide et effacée, n’est pas rentrée à la maison. Elle a été aperçue pour la dernière fois, lors d’une sortie scolaire, à la piscine de Dewsbury, près de Leeds (nord de l’Angleterre). Depuis, plus rien… Aussitôt, la police du West Yorkshire se lance à la recherche de la fillette. Des chiens policiers, des hommes- grenouilles, 250 « bobbies » et 60 inspecteurs quadrillent le secteur. La région n’a pas connu une telle mobilisation depuis la traque de « l’éventreur du Yorkshire », au milieu des années 70. Les médias sont appelés à la rescousse et relaient les appels à témoin lancés par la police. Des cernes sous les yeux, la voix étouffée par l’émotion, Karen Matthews en appelle à l’humanité du ravisseur de sa fille : « Ses frères passent leur temps à la réclamer. Sa soeur est en pleurs. Si Shannon est avec vous, s’il vous plaît, laissez-la partir. » A Moorside, un quartier défavorisé de Dewsbury où le s Matthews vivent dans un logement social, on se serre les coudes. Vêtus de T-shirts sur lesquels la photo de Shannon, en uniforme scolaire, a été imprimée, les résidents du quartier participent activement aux recherches. Mais les jours passent et Shannon reste introuvable. L’intérêt médiatique s’estompe. Les camions des télévisions remballent leurs antennes satellite, laissant derrière eux cette Grande-Bretagne à la Ken Loach qui peine à susciter l’empathie du public.
La disparition de Shannon ne sera pas une nouvelle affaire Maddie. Contrairement aux époux McCann, tous deux médecins et catholiques pratiquants, Karen Matthews et son compagnon, Craig Meehan, de dix ans son cadet, forment un couple atypique. Leur accent du Nord et leur allure de « chavs », le surnom donné aux laissés-pour-compte de l’Angleterre blanche, passent mal à la télévision. Les journaux n’ont d’ailleurs pas manqué d’évoquer l’univers familial dissolu dans lequel a grandi la petite Shannon : à 32 ans, Karen Matthews a eu sept enfants de cinq pères différents. C’est sans ironie qu’elle appelle deux de ses fils « les jumeaux », non pas parce qu’ils sont nés le même jour, mais parce qu’ils ont tout simplement le même père. Le 14 mars, premier coup de théâtre. Alertés par des voisins qui ont cru entendre des pas d’enfant dans la maison mitoyenne, les policiers font irruption à l’adresse indiquée. C’est là, à moins de deux kilomètres de chez elle, qu’ils trouvent Shannon, dissimulée dans l’armature d’un canapé-lit. L’occupant des lieux, Michael Donovan, 39 ans, est arrêté sur place, puis mis en examen pour enlèvement et séquestration. Dans le quartier, cet analyste-programmeur au chômage, père de deux enfants dont il n’a plus la garde, passe pour un solitaire et un asocial. Il est aussi l’oncle de Craig Meehan, le jeune compagnon de la mère de Shannon. Les chaînes d’information britanniques interrompent aussitôt leurs programmes pour couvrir cet heureux dénouement qui, après vingt-quatre jours de disparition, tient du miracle statistique. Dans les rues de Moorside, on célèbre la divine surprise en décapsulant des cannettes de bière et en débouchant quelques bouteilles de champagne bon marché. La banderole « Help Find Shannon », accrochée trois semaines plus tôt, est rapidement remplacée par une autre lui souhaitant la bienvenue. Mais la fillette ne rentrera pas chez elle. Les jours passent et la petite Matthews reste entre les mains de la police et des services sociaux. Sa mère n’a été autorisée à la voir qu’une seule fois… derrière une vitre sans tain. L’affaire Matthews ne se finira pas par un happy end. C’est d’abord le beau-père de la fillette, Craig Meehan, poissonnier de son état, qui est arrêté et mis en examen. Au cours de l’enquête, les policiers ont découvert une grande quantité d’images pornographiques mettant en scène des enfants sur le disque dur de son ordinateur. Les parents de Karen Matthews avaient déjà accusé le compagnon de leur fille de brutaliser leurs petits-enfants. Dans la chambre de Shannon, les enquêteurs avaient trouvé cette inscription enfantine sur l’un des murs : « Je veux vivre avec mon papa. »

Au tour de Karen Matthews
Le 6 avril, c’est au tour de Karen Matthews de se retrouver en garde à vue, soupçonnée d’avoir su où se trouvait sa fille dès le premier jour. Au palais de justice de Dewsbury, le juge lui signifie sa double mise en examen pour « entrave au travail de la justice » et « négligence ou abandon intentionnel » de son enfant. Quand le magistrat lui refuse une libération conditionnelle, un « yes » d’approbation s’élève du public massé dans le prétoire. A Moorside, l’humeur a changé du tout au tout, à tel point que la police croit nécessaire de distribuer des tracts appelant les habitants du quartier à « ne pas se poser en justiciers ». Par crainte des vandales, les portes et les fenêtres de la petite maison de brique rouge des Matthews sont scellées et protégées par de solides plaques métalliques. Les résidents de Moorside ont deux bonnes raisons d’être en colère : leur confiance a été abusée et l’affaire Matthews a jeté l’opprobre sur leur quartier, décrit « comme Beyrouth… en pire » par le journal « The Sun ». On a même vu des « touristes » s’aventurer dans les rues de Moorside à la recherche de cette Angleterre dépravée, peuplée de mères adolescentes et de chômeurs alcooliques, promise par la presse à sensation. Ils en repartent apparemment déçus : Moorside ressemble à tant d’autres quartiers anglais oubliés par dix ans de croissance et de néotravaillisme.
Reste à trouver le mobile du vrai-faux enlèvement de Shannon… Les enquêteurs cherchent à comprendre les liens qui unissent Karen Matthews et le ravisseur de sa fille, Michael Donovan. Selon certains témoignages, elle aurait souhaité rompre avec son compagnon, Craig Meehan, pour aller vivre avec l’oncle de ce dernier. Mais en quoi le kidnapping de Shannon aurait-il favorisé un tel dessein ? L’argent semble un motif plus convaincant, et pourrait expliquer les soupçons qui pèsent sur la « belle-famille » – la mère et les deux soeurs de Craig Meehan ont été longuement interrogées par la police. Pourrait-il s’agir d’un complot ourdi pour profiter de la générosité du public ou obtenir une rançon ? La fondation créée pour retrouver Maddie avait été contactée par des individus se présentant comme des membres de la famille Matthews. Ils demandaient une aide pour financer les recherches. Les enquêteurs n’excluent pas non plus qu’une fiction ait inspiré la réalité. Un mois avant la disparition, la chaîne Channel 4 avait diffusé un épisode de « Shameless » (« Sans honte »), comédie grinçante sur les aventures d’une famille anglaise à problèmes, dans lequel la grande soeur organise le faux kidnapping de son petit frère pour obtenir une rançon. Dans le feuilleton, tout finit pour le mieux pour la famille Gallagher. Malheureusement, la fin de l’histoire s’annonce bien plus sombre pour la famille Matthews et la petite Shannon.
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MessageSujet: Re: l’affaire Shannon Matthews   Ven 9 Mai 2008 - 9:25

Pfffffffffffffffffff! C'est tout ce qui me vient!
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