Le forum des Enfants de l'Orchidée
Bienvenue sur notre forum !
Afin de pouvoir nous poser des questions, demander des renseignements, partager vos expériences, inscrivez-vous !
Amicalement
Les Orchidées
Le forum des Enfants de l'Orchidée

Seule association en France d'aide aux Tiers dignes de confiance
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Ces jeunes dont les services sociaux ne savent plus quoi faire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
kathy
Fouine admin
Fouine admin
avatar

Nombre de messages : 7467
Localisation : dans l'Essonne
Citation : Ne juge pas sur des apparences
Date d'inscription : 13/04/2008

MessageSujet: Ces jeunes dont les services sociaux ne savent plus quoi faire   Mer 6 Aoû 2008 - 22:43

Dans le jargon des travailleurs sociaux, on les appelle des "incasables".
Des jeunes, en grande difficulté, face auxquels les institutions
sociales, scolaires, médicales et judiciaires apparaissent dépassées.
Des mineurs passant d'un dispositif à un autre, d'une structure
d'accueil à un foyer, d'un service pédiatrique à un institut
thérapeutique, sans jamais trouver de réponse efficace à leur
souffrance. Des cas extrêmes, quantitativement limités, figurant parmi
les quelque 250 000 mineurs bénéficiant de mesures de protection de
l'enfance en France, mais qui perturbent la vie des établissements
scolaires, des foyers, des hôpitaux.

Une étude inédite réalisée sous la direction du sociologue Jean-Yves
Barreyre, remise fin juillet à l'Observatoire national de l'enfance en
danger (ONED), dresse le portrait et les parcours de cette population
en grande souffrance, souvent perçue comme "ingérable" par les
professionnels, et qui se retrouve fréquemment devant les juges des
enfants, comme victimes et/ou comme auteurs de violences. Leur point
commun est d'avoir subi des "événements traumatiques graves"
(violences familiales, décès d'un proche, rejet par les parents,
alcoolisme parental, troubles psychiatriques, etc.) qui constituent
l'autre facette, rarement médiatisée, des "faits divers".Cette
recherche s'appuie sur une enquête auprès de plusieurs centaines de
travailleurs sociaux du Val-de-Marne et du Val-d'Oise à qui il a été
demandé de décrire les cas les plus difficiles, les situations les plus
complexes, pour lesquels aucune solution satisfaisante n'a pu être
trouvée sur la durée.Sur 4 600 enfants et adolescents suivis par
l'aide sociale à l'enfance (ASE) dans ces deux départements, les
éducateurs ont ainsi recensé 80 jeunes présentant ce profil, dont ils
ont reconstitué, de façon très détaillée, l'itinéraire. Soit, extrapolé
à la population nationale, quelques milliers de mineurs en France."C'est
peu comparé aux enfants et jeunes accueillis à l'ASE et, de manière
générale, à la population des moins de 20 ans. C'est beaucoup,
notamment quand on examine les parcours et les situations de vie"
,
souligne M. Barreyre, directeur du CEDIAS (Centre d'étude, de
documentation, d'information et d'action sociale), en insistant sur
l'impact considérable que peut avoir chacun de ces jeunes dans les
quartiers, les collèges, les familles ou les foyers qu'il traverse.Car l'étude montre que ces "incasables" posent des difficultés souvent insurmontables aux institutions. D'abord à cause de "la manifestation hors normes, voire violente, de leur mal-être",
marqué par des fugues, des agressions, des tentatives de suicide, le
refus des règles, la déscolarisation, etc. Au point que, pour justifier
leurs refus d'admission ou leurs demandes de transfert vers d'autres
institutions, les services concernés indiquent souvent que leur accueil
ou leur maintien risquerait de "mettre en danger l'équilibre même de l'équipe de travail".Ensuite
parce que les services spécialisés ne sont pas conçus pour mettre en
place des réponses globales. Un jeune peut ainsi être repéré à l'école
et dirigé vers un dispositif spécifique (Rased au primaire ou Segpa au
collège, par exemple). Mais, dans l'établissement, les professionnels
peuvent rapidement estimer nécessaire de le réorienter, en considérant
qu'il s'agit d'un problème familial qui suppose plutôt l'intervention
d'un éducateur spécialisé. Ou d'un problème psychiatrique qui nécessite
une prise en charge médicale. Les médecins pouvant ensuite se déclarer
incompétents face à la dimension judiciaire. Ce que les chercheurs
résument à travers l'image de l'"enfant boomerang" ou de la "patate chaude".L'étude conclut à "une souffrance mal traitée",
insuffisamment prise en compte par les professionnels. Pour les
chercheurs, ce qui caractérise ces jeunes est le fait qu'ils conservent
leurs "plaies à vif" pendant des années. Dès lors, faute
d'avoir répondu aux traumatismes initiaux, les institutions voient ces
enfants et adolescents rejeter les uns après les autres les dispositifs
vers lesquels ils sont orientés. Face à ce constat de carence, l'équipe
de chercheurs préconise de faire évoluer la "culture professionnelle" des
travailleurs sociaux, pour qu'ils insistent plus sur la prise en charge
de cette souffrance. Les chercheurs préconisent également
l'instauration de "plans personnalisés" conçus en commun par les différents services sociaux et sanitaires.
Luc Bronner



Source le monde.fr

_________________
~~ Bisous de Kathy ~~
**La roue tourne toujours ... tout finit toujours par se savoir ... les secrets sont illusoires !**

http://www.myspace.com/melly_orchidee
Aussi sur Facebook !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Ces jeunes dont les services sociaux ne savent plus quoi faire
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Coordination entre EDF et services sociaux
» [MAMANLISTE] Fwd: Re: 800 etudes legitiment le cododo !
» pour celle qui ne savent pas quoi dire quand un gars les accostes
» Election du Bureau National des Jeunes Démocrates - Collectif Motivés
» Articles sur les services en ligne personnalisés

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le forum des Enfants de l'Orchidée :: Discussions :: Faits divers-
Sauter vers: